Les Relations bilatérales

Les Relations bilatérales

“La politique gagnant-gagnant de la Turquie en Afrique: une politique d'autonomisation mutuelle fondée sur l'égalité, la transparence et la durabilité.”

La Stratégie de Renforcement du Commerce et de l'Economie de la Turquie concernant l'Afrique, rédigé en 2003, est à l'origine du boom progressif des relations bilatérales de la Turquie avec les pays africains. En réponse à l'évolution des conditions et des besoins du continent, la stratégie a été mise à jour lors du Sommet de Partenariat Turquie-Afrique à Malabo-Guinée équatoriale en 2014. Sa vision et ses objectifs ont été modifiés pour accroître les IDE turcs en Afrique, les possibilités d'emploi pour les nationaux et créer un environnement propice au développement économique des pays africains.

Le volume de commerce bilatéral de la Turquie avec l’Afrique a été multiplié par trois par rapport à 2003 pour atteindre 18,9 milliards de dollars en 2017, les exportations s’élevant à 11,6 milliards de dollars et les importations à 7,1 milliards de dollars.

Alors que l’engagement de la Turquie avec l’Afrique du Nord remonte à l’époque de l’Empire ottoman, la Turquie a commencé à voir de plus en plus d’opportunités, notamment dans le commerce et les affaires, avec les pays du sud du Sahara. La stratégie prioritaire du gouvernement turc de coopérer avec l’Afrique a contribué à faciliter la croissance des relations commerciales. Les PME turques ont particulièrement commencé à investir eu égard des marchés africains devenus plus accessibles.

Le gouvernement turc a également utilisé l’aide au développement pour faciliter les interactions commerciales. L'image et la présence turques ont été renforcées par l'engagement d'entreprises privées, des ONG et des écoles turques. Les entreprises turques entreprennent des projets majeurs, produisant toutes sortes de produits : du ciment aux vêtements aux produits électroniques.

En outre, la Turquie a contribué à créer un nombre important d’emplois en Afrique, contrairement à certains autres pays partenaires qui amènent leurs propres travailleurs en Afrique. En 2015, par exemple, des projets turcs ont permis de recruter 30 000 personnes en Éthiopie -- c’est le plus grand nombre de personnes employées par un pays étranger.

Le trafic des visiteurs entre la Turquie et l'Afrique a également augmenté. Le nombre total d'étrangers arrivés en Turquie de 2006 à 2014 a doublé, tandis que le nombre d'Africains en Turquie a quadruplé. La part des Africains parmi les étrangers venant en Turquie en 2014 était proche de 2%.

Il est nécessaire de renforcer la coopération turco-africaine dans les secteurs de l'énergie, de la sécurité et de la santé.

L’immense potentiel de développement durable de l’Afrique ne se réalisera que lorsque de nouvelles formes d’asservissement, d’exploitation et de dépendance modernes prendront fin et que les Africains pourront développer leur propre potentiel en accord avec l’esprit et les traditions du continent africain au 21ème siècle. L'approche gagnant-gagnant de la Turquie à l'égard de l'Afrique devrait être considérée comme une contribution humble mais importante à cet objectif précieux. (Porte-parole du bureau du président turc: Amb. Ibrahim Kalın, le 28 janvier 2017)

C'est dans le cadre de cette approche que la Turquie demande aux pays africains de rejeter les activités subversives des individus et des institutions du groupe terroriste Güleniste (FETÖ) dans leurs pays. Grâce au prestige et aux capacités de la Turquie, FETÖ s’est établi dans des dizaines de pays africains au cours des deux dernières décennies. Depuis que son véritable identité a été révélée après la tentative de coup d’état du 15 juillet, de nombreux pays africains prennent des mesures positives contre cette menace.

Nos frères et sœurs africains devraient savoir maintenant que ce groupe culte est un problème de sécurité nationale non seulement pour la Turquie mais aussi pour eux, car il fera tout pour rassembler le pouvoir politique et l'utiliser contre les nations qui leur ouvrent leurs portes et leurs cœurs. (Porte-parole du bureau du président turc: Amb. Ibrahim Kalın, le 28 janvier 2017)

Le Partenariat économique:
  • La Turquie a signé des accords de coopération commerciale et économique avec 23 pays en 2003 et 45 pays en 2017. Cet accord établit un mécanisme bilatéral de suivi régulier dans lequel plusieurs domaines comme la commerce, les investissements, les finances, les PME, la santé et la technologie.
  • Il existe des accords de coopération en matière de santé avec 20 pays africains.
  • Des accords de libre-échange avec 4 pays africains sont en vigueur alors qu’il n’y en avait aucun en 2003.
  • A ce jour, des accords de protection réciproque des investissements avec 26 pays ont été signés, tandis que la Turquie avait de tels accords avec seulement 6 pays en 2003.
  • Des accords sur la prévention de double imposition ont été signés avec 11 pays africains, tandis qu’il n’y en avait que 4 en 2003.
  • La part des pays africains dans le volume global des affaires internationales des entrepreneurs turcs est d'environ 21% (celle de l'Afrique du Nord est de 19%).
  • Selon un rapport publié en octobre 2015 (Financial Times), les investissements turcs en Afrique y créent le plus grand nombre d'emplois (16,593 en 2014) par rapport aux autres investissements directs étrangers sur le continent.
La Capacité institutionnelle:
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  • Il y a des ambassades turques en 41 pays africains. La Turquie vise à ouvrir des ambassades dans tous les pays du continent.
  • Il y a 33 ambassades africaines à Ankara.
  • Il y a des bureaux turcs de conseillers commerciaux dans 26 pays, alors qu’il n’y en avait que 7 en 2003.
  • L'Agence turque de coopération et de coordination (TiKA) gère actuellement 21 bureaux de coordination de programmes en Afrique sous la devise «Un nouveau modèle de partenariat pour le développement durable et le renforcement de l'intégration de l'Afrique».
  • Le Conseil turc des relations économiques extérieures (DEiK) a créé des conseils d'affaires avec des homologues africains dans 43 pays. DEiK a largement contribué au développement des relations bilatérales avec les pays africains.
  • Actuellement, Turkish Airlines (THY) dessert 51 destinations dans 33 pays du continent. En Afrique subsaharienne, THY dessert 34 destinations dans 26 pays. En 2003, il ne desservait que l’Afrique du Nord. THY fournit également des services de fret aérien.
  • La Fondation turque Maarif (TMF) compte actuellement 17 écoles avec plus de 9.000 étudiants en Afrique. TMF, créée en 2016 par le parlement turc, est la seule entité autorisée à fournir des services éducatifs à l'étranger.
  • La Fondation Yunus Emre (YEF) possède des centres culturels dans 8 pays africains. YEF est une fondation publique pour promouvoir la Turquie, la langue turque, son histoire, sa culture, son art et pour améliorer l’amitié entre la Turquie et d’autres pays et pour augmenter les échanges culturels.
L’Aide au Développement:
  • Etant un pays émergent donateur, la Turquie souhaite partager son expérience de développement avec les pays qui ont besoin d’aide. La Turquie accorde 0,54% de son PIB à l'aide publique au développement.
  • L’approche de la Turquie repose sur une combinaison d’aide humanitaire et de l’aide au développement, avec une approche holistique et sans prioriser aucune entre eux.
  • La Turquie est devenue le troisième donateur humanitaire mondial en 2013 et 2014. En 2015, l’aide publique au développement de la Turquie en faveur de l’Afrique s’élevait à 395,77 millions de dollars.
  • La Turquie a également fourni un soutien annuel de 1 million USD à l'Union africaine depuis 2009.
  • La Turquie a fourni un nombre substantiel de bourses de premier cycle, de cycles supérieurs et de doctorat à 8 000 étudiants africains depuis 1992. Il y a actuellement 5 437 étudiants dans l'enseignement supérieur et 116 professeurs / assistants de recherche de pays africains.
  • Outre de nombreux programmes de formation technique entrepris par différents ministères et institutions, environ 200 jeunes diplomates ont suivi le «Programme international de formation des jeunes diplomates» organisé par l’Académie diplomatique du Ministère des affaires étrangères depuis 1992.
  • Les hôpitaux construits par la Turquie ont aidé des milliers de patients dans différentes régions d'Afrique. Les médecins turcs ont également participé à de nombreuses campagnes de dépistage de la santé. La formation professionnelle a été étendue aux pays africains par le ministère turc de la santé.
  • Le centre d'artisanat africain et la maison de la culture ont également été ouverts dans la vieille ville d'Ankara sous le patronage de la première dame Emine Erdogan en 2016. On y vend des produits artisanaux pour procurer un revenu aux femmes africaines.